L'importance des polices avec et sans serif dans la typographie : une question de lisibilité

A en entendre parler certain, on pourrait croire que deux mondes opposés se livrent une  bataille sans fin. Et pourtant, les polices avec serif, ou empattement, ont tout autant leur place dans le monde de la typographie que les police sans.

On com­prend mieux la dif­fé­rence une fois le terme Serif traduit. En effet, Serif vient de l’anglais et se traduit en fran­çais par empat­te­ment.

Les polices de caractère avec Serif

Les polices avec empat­te­ments se dis­tinguent donc par de petites exten­sions aux extré­mi­tés des carac­tères. La police la plus connue est la Times New Roman où l’empattement, en rouge ci-dessous, est bien visible.

Wikipedia_Empattement_(typographie)

Wikipedia_Empattement_(typographie)

On dis­tingue trois formes d’empattements:

formes_empattements

L’origine exacte des empat­te­ments n’est pas cer­taine. A l’époque où les encriers étaient de mise, une trace était invo­lon­tai­re­ment laissée à la fin de chaque mot ou lettre (selon les carac­té­ris­tiques cal­li­gra­phiques de la per­sonne), au moment où la plume se sépa­rait du papier. Cela dit, les empat­te­ments pour­raient remon­ter à l’époque des romains puisqu’ils en ajou­taient aux lettres capi­tales lapi­daires qu’ils gra­vaient dans la pierre.

Les polices à empat­te­ments sont, encore aujourd’hui, prin­ci­pa­le­ment uti­li­sées pour les docu­ments impri­més. Les jour­naux en sont le parfait exemple. La ligne formée par les empat­te­ments créent un repère pour l’oeil qui peut suivre plus faci­le­ment, sans se fati­guer ou sauter d’une ligne à l’autre.

Les polices sans Serif

Les polices sans empat­te­ment font partie de la famille des polices Linéale. On parle de carac­tères bâton.
On pour­rait penser que les polices sans empat­te­ments sont plus modernes, alors qu’elles étaient utilisé, en capi­tales uni­que­ment, pour les affiches publi­ci­taires dans le courant du XIXe siècle. Leur uti­li­sa­tion s’est ensuite déve­lop­pée à la fin de la Première Guerre Mondiale puis avec le mou­ve­ment Bauhaus.

Encore une fois, la ques­tion n’est pas tel­le­ment d’aimer ou non une police avec ou sans serif, mais plutôt d’ap­por­ter au lecteur une sim­pli­cité de lecture, sans fati­guer l’oeil.

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